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blog d'écriture Chloé Noura

Ecrire tout Z'azimut.:poésies, jeux de mots; textes, défis d'écriture; contes, contes musicaux,coups de cœur, humeur du jour, coups de gueule...

Coup de coeur: Vilaine fille de Lilou

Publié le 27 Février 2012 par chloé in Mes coups de coeur

nuage.jpg

Vilaine fille

Lilou

 

 

Vilaine fille Il était une fois, Nimbas et Cumulis. Ils étaient de souche le plus qu’il soit noble dans le peuple des Nuages. Ils avaient grandi ensemble et nul ne doutait qu’ils se marieraient un jour. Bien évidemment les épousailles eurent lieu dans une liesse inénarrable et le bonheur fut à son comble quand naquit un 28 février la délicieuse petite Giboulée. Dès que la nouvelle fut connue, le baptême fut organisé dans le lendemain et nombres dieux et déesses vinrent auprès de la nacelle du petit berceau garni des plus belles nymphéas. Tous prédirent un avenir serein et une destinée des plus belles. Mais dans un coin, le vieux Râ, notoire ronchon bougonnait dans sa barbe : « Y pas idée de faire une fête en février et en plus le vingt neuf cela ne lui portera pas chance à cette Giboulée ». Ceux qui l’entendirent estimèrent que c’était bien là des propos déplacés de vieil ours mal léché, toujours à chercher des noises, et continuèrent la fête sans plus jamais y penser. Prophétie ou hasard : voici ce qui arriva. La tendre Giboulée fut élevée dans une sorte de cocon cotonneux, protégée de la moindre brise, à l’abri, très loin des bises, des tornades ou autres cyclones maléfiques. Elle était choyée et adorée de tous les autres nuages et ses parrains et marraines veillèrent à une éducation sans faille. Un jour, Giboulée, allongée sur un petit stratus moutonnant entendit un bruit tonitruant. Elle vit alors un jeune nuage bien fait de sa personne qui arrivait sur une moto Stratos rutilante déplaçant une volée de poussière sûrement polluée de nitrates douteux et pétaradant des klaxons Jacky. Son cœur fut saisi d’émoi et elle tomba comme un fruit mûr dans le giron du bel étranger qui répondait au nom de Cirrus. Il lui raconta plus tard que dans la nature en bas, il y avait des nuages de perles et d’or, que des cristaux de diamants scintillaient de mille feux que l’herbe était si verte irisée de nuances bleutées. Elle se désaltéra à la source de ses paroles émollientes douces comme des nougats parfumés au miel et quand il lui proposa de partir avec lui , la pauvre nigaude elle tomba en pamoison renversée et complètement chamboulée . Elle crut atteindre le nirvana. Aux cris de sa famille : mais comment allez vous vivre ? Elle répondit qu’ils iraient là ou le vent soufflerait et que la vie serait bien plus belle. La fée Eclaircie, sa marraine qui était restée neutre dans ce conflit, lui expliqua qu’en bas ce n’était pas sucré et tendre comme le nougat, qu’il y avait des conflits dangereux. Elle lui raconta aussi l’histoire de la petite Perlette, la petite du nuage Nana qui voulut aussi partir ; elle se retrouva très vite dans une casserole avec des nouilles. La pauvrette avait dû se battre pour s’échapper d’un typhon de syphon atroce. Epuisée, elle était revenue brisée en plusieurs éclats. Fut-elle convaincue ? Que nenni ! Personne n’ y arriva. Alors ses parents l’enfermèrent alors mais elle réussit à s’échapper grâce à son amie Blanquette. Hélas, le jeune freluquet avait l’âme aussi noire que ses yeux étaient bleu pervenche. Arrivés dans la stratosphère, les belles paroles furent oubliées. Chef de la bande des Noctambules, chaque nuit, il grondait et tonnait très fort. La pauvre Giboulée fut trimballée de droite et de gauche. Elle tournoya sans cesse se laissant embarquée dans des rencontres indignes. Elle perdit toute sa fraîcheur et se mit à grossir. Elle avalait tout ce qui se présentait : des gouttes d’eau les plus pures aux gouttes les plus sales et contaminées. Bientôt elle fut tellement énorme et gonflée que n’intéressant plus aucun noctambulocirrius, elle fut balancée tel une coquille de noix dans un le ciel sans aucune forme de procès. Elle pleura de ton son cœur, d’abord des torrents de larmes, puis la colère monta en elle ; les larmes se transformèrent en gros grêlons. Un peu apaisée, Giboulée jeta un regard angoissé vers le ciel. Une lueur semblait l’appeler. Lentement, les billes devinrent plus fines et des cristaux blancs se mirent à virevolter. Très vite transformés en eau, les flocons se brisèrent à la surface de la terre. Au contact des rivières, fleuves et océans, Giboulée se rasséréna. Comme une naufragée elle s’approcha d’une douce source de chaleur qui la caressa puis devint légère très légère. Elle suivit cette lueur comme un chemin salvateur. Arrivée en haut essoufflée, elle se posa sur le bord d’un nuage gris. La chaleur devenait insupportable. Elle comprit que le vieux Râ l’avait sauvée mais à une condition. Chaque année, tous les mois de Mars, elle devait revenir sur la Terre pour expier sa faute et apporter l’eau aux humains.

 

Lilou 24/02/12

 

 

Lien/ lilou

 

 

Commenter cet article

chloé 22/01/2013 15:32

Ce conte est de lilou. Je l'avais trouvé super et lui avait demandé l'autorisation de le mettre sur mon blog dans mes coups de coeur. Tu vas sur son lien que j'ai mis en bas du texte et tu lui
demandes, elle sera sûrement d'accord. Chloé

Camille 22/01/2013 14:30

serai s ce un effet de ta bonté naturelle de me passer ce si beau conte!
pas pour mettre chez moi mais pour les petits lesteurs d'un site international sur lequel j'écris des contes et des poèmes,tu seras célèbre dans la galaxie! je n'ai rien écris pour les vacances
prochaines, occupée à me caresser le ventre!
bisous je te laisse cette fois, enfin si c'est oui tu peux le mettre sur mon blog je ne prend pas, MOI!
plein de bisous

chloé 22/01/2013 16:03



Non c'est le fait du hasard mais celui ci fait bien les choses puisque ce joli conte de Lilou t'a plu . Son lien est à la fin du conte, donc tu cliques et tu arriveras sur son site. Je lui avais
demandé l'autorisation de le mettre dans mes coups de coeur sur mon blog et elle a accepté sans problème,sous réserve, ce qui est normal, d'y mettre son lien.  il n'y a pas de raison qu'elle
te le refuse.


Ce n'était pas de ce texte que je te parlais mais de "rire" avec comme en tête "ce soir le clown est triste. je te le mettrai en com sur ton blog.bisous.chloé